Je continue avec le récit de Compostelle, première étape, dont le début se trouve ici.

La plupart des pèlerins de Compostelle font le parcours sans convictions religieuses, cependant il règne sur le chemin un état d'esprit très particulier, lié sans doute en partie à son ampleur (1700 km).

Le chemin est doublement balisé. D'abord le GR65, très bien indiqué, peu de chances de se tromper de route. Mais on trouve aussi des petits calvaires qui bordent le chemin de loin en loin et sur lesquels les pèlerins déposent des petits cailloux pour signaler leur passage.

 

calvaire

 

 

Pas mal de pèlerins parcourent le chemin mais l'espace est si vaste, chacun marchant à son rythme, qu'on a généralement l'impression d'être peu nombreux. Pas de grands groupes, beaucoup de couples ou de marcheurs solitaires. On se croise, on se retrouve en petit comité le soir dans les gîtes. Beaucoup de solidarité, cela reste bien un pèlerinage. Pour apporter un réconfort mystique aux pèlerins, le chemin est bordé de multiples chapelles qui sont souvent une halte apportant fraîcheur et belles découvertes.

 

chapelle troglodyte de la Madeleine

Chapelle troglodyte de la Madeleine

 

Une chose surprenante c'est cette envie de parcourir le chemin dans sa continuité, de ne pas chercher à éviter un parcours ingrat en empruntant un autre moyen de locomotion. Pour moi aussi c'est important, de ne pas "couper" le chemin.

Après l'Aubrac, une belle étape le long du Lot.

 

vallée du Lot

 

 

C'est une large vallée parsemée de villages étonnants :

Saint Côme d'Olt et son clocher en spirale

saint côme

 

Espalion et ses deux ponts

espalion

 

Estaing et son château.

estaing

 

Pour finir de ce premier tronçon une descnte courte mais pentue nous amène à Conques au coeur de l'Aveyron, c'est une arrivée impressionnante. Conques mériterait une chronique entière, mais comme elle sera le départ du prochain aprcours, je vous en parlerai au prochain épisode! Pour cette fois pour voyage s'arrêtera sur cette apparition.

 

finale